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Victoria Colmegna, Bryony Jane Dawson, Maria Esteves, Jasmine Gregory, Gilles Jacot, Kairaan Kika, Literal Madness

25.01-15.03.2026

Vernissage le 24.01.2026

Nous réunis­sons Victo­ria Colme­gna (*1986 à Buenos Aires), Maria Esteves (*1998 à Porto), Jasmine Gregory (*1987 à Washing­ton) et Gilles Jacot (*1990 à Zurich) pour leur façon singu­lière d’abor­der des situa­tions sociales en les sortant de leur réalité (iels s’ex­traient du premier degré). Leurs oeuvres, qu’elles prennent la forme d’ar­chives retra­vaillées, de scènes du quoti­dien, d’images recom­po­sées ou de struc­tures sculp­tu­rales, évitent volon­tai­re­ment le ton solen­nel pour lui préfé­rer l’iro­nie, le déca­lage et l’am­bi­guïté. Chacun-e trans­forme des situa­tions collec­tives en récits détour­nés, où le jeu et l’ab­surde s’en­tre­lacent avec une réflexion sur la société, faisant surgir des sens inat­ten­dus et parfois désta­bi­li­sants. Ces dépla­ce­ments créent un trouble, fissurent les codes habi­tuels et ouvrent la voie à de nouvelles lectures. Iels invitent le regard à s’aven­tu­rer dans des zones moins bali­sées, où la légè­reté appa­rente dialogue avec une critique plus profonde.

Avec les oeuvres choi­sies, les insti­tu­tions domes­tiques sont subver­ties: “divorce” en typo­gra­phie de luxe, maquettes, l’une à mi chemin entre la man cave et la cabane de jardin, l’autre au croi­se­ment de la chambre de gamine bour­geoise et Here­di­tary, ména­gère dont la rému­né­ra­tion est détour­née et évidente. La légè­reté, loin d’être super­fi­cielle, révèle des aspects cachés du réel, de nos compor­te­ments et de notre manière de vivre ensemble.

Texte: Bryony Jean Dawson
Bryony Dawson (Berlin) est une artiste et cura­trice dont la pratique entre image en mouve­ment, son, écri­ture et instal­la­tion. Elle explore les (mauvaises) traduc­tions entre langage, image et espace, et le poten­tiel géné­ra­tif de leurs glis­se­ments. Son approche singu­lière de l’écri­ture, qui tisse des liens inédits entre lieux, idées et contextes, prolonge les stra­té­gies de dépla­ce­ment et de détour­ne­ment des artistes de l’ex­po­si­tion, faisant surgir, elle aussi, des lectures impré­vues où l’iro­nie et le trouble viennent fissu­rer les codes établis.